SOLITUDE
Dans cette ville à moi encore inconnue, J’ai rencontré la solitude Et appris le silence des non conversations. J’étais habitué à la chaude amitié Des éclats de voix et de rires, Des rencontres familières et cabaretières Et je suis là, Témoin impuissant, Seul, sans écho, sans répondant, Impressionnant vide de vie, Dans le tourbillon du mouvement citadin, Même si, Tel un puzzle qui Sur mon chemin, S’éclaire, Des visages, peu à peu habituels, Se dessinent, souriants, J’apprends la solitude Du non - dit Et le trop plein du temps, J’apprends la solitude Qui parfois m’était compagne, M’était refuge. Que la solitude Sait être dure à ceux Qui sont seuls.
Alès novembre 1984
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