 | A travers les différents textes figurant sur ce site le lecteur a pu se rendre compte que Ouest-France lors de cette tragédie que fut l'incendie du Parlement de Bretagne, ne s'est pas comporté comme un journal libre, comme un véritable quotidien d'information. En voici une nouvelle preuve.
10 février 2004
COMMEMORATION DU 10°ANNIVERSAIRE DE L’INCENDIE DU PARLEMENT DE BRETAGNE
«Opération réussie » …
Lettre ouverte adressé 2004
François Régis HUTIN Président Directeur Général OUEST-FRANCE «N’attendez pas qu’on vous prive de l’information pour la défendre»
Reporters Sans Frontières
Monsieur le Président Directeur Général,
Dans un article fort intéressant paru le 14 juillet 1996 sous le titre «Démocratie, République» vous déclariez, entre autres, …/… «Alors nous avons tendance à devenir passifs, capables simplement de critiquer les mauvais fonctionnements, car les bons fonctionnements étant considérés comme allant de soi ne suscitent pratiquement jamais l’étonnement positif ou l’admiration »
Reprenant dans le contexte actuel, vos propos, je ne peux que féliciter votre journal pour la contribution qu’il a apportée à la commémoration du 10° anniversaire du Parlement de Bretagne.
Tout au long de vos colonnes vous avez permis à chacun de prendre la dimension de la qualité du travail réalisé par tous les artistes qui ont oeuvré pour restaurer ce magnifique édifice qu’était le Palais de Justice de Rennes. Ce qui ne saurait être d’ailleurs être remis en cause. Vous avez réussi, avec les autres médias d’Etat aux ordres, à occulter, prouesse, en focalisant sur la seule restauration, les questions restant toujours en suspens concernant les responsabilités se situant à de très hauts niveaux et que beaucoup de vos lecteurs auraient aimé voir, au moins, évoquées.
A été ainsi mis sous le boisseau le fait que sans les fautes, manquements et autres dysfonctionnements qui sont avérés, cette restauration n’aurait jamais été nécessaire. Ce qui aurait été, de plus, une économie pour les contribuables de plus de 55 millions d’euros !
Je pense qu’il est important, en ces temps difficiles pour la Justice, la Démocratie et la République de saluer votre belle réussite que je considère, quant à moi, de propagande à défaut d’être d’information.
Cela donne une idée de la déliquescence de la situation.
J’ai imaginé, s’agissant du Palais de Justice, que Saint-Yves, patron des avocats, du fait de ses qualités humaines, en pareille situation, n’eût pas manqué de se placer, Lui, du côté des humbles et témoigné de la fraternité, de la compassion, au concierge et aux marins-pêcheurs injustement mis en cause.
Comme l’écrivait courageusement, en décembre 1995, un de vos collaborateurs, au sujet de l’enquête administrative refusée, «le voile désormais risque de se changer en rideau».
Heureusement la vérité a du mal à mourir. |  |